Archive pour décembre 2007

L’éveil

Jeudi 20 décembre 2007

 L’éveil

La nuit s’achève
Le jour se lève
Sur un ciel
Sans soleil
Où le bleu est en grève
Rien que ce gris sans trêve
Après ma griserie brève
Et ces nuages qui crèvent
En écho à mes rêves

Dans ton œil
Qui étincelle
Une étoile a lui
Mon cœur a souri

Je suis Cela

Dimanche 16 décembre 2007

” Je suis Cela “, ” Je suis Lui “, ” Je suis le Bienheureux”…
Voilà l’une des formulations de l’ultime Vérité selon les penseurs védantiques monistes, tels que Swâmi VIVEKANANDA, lequel d’ailleurs n’avait de cesse de la soutenir, ainsi qu’en témoignent les nombreuses conférences qu’il donna en Europe et aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle, et qui ont notamment été receuillies et compilées dans un ouvrage intitulé Jnâna Yoga (Je tiens d’ailleurs à ce propos à remercier vivement Romook Ier de m’avoir fait découvrir le yogi VIVEKANANDA et son oeuvre, Romook Ier qui, s’il me lit et opère un rapprochement avec le commentaire que je lui ai laissé au sujet du ” Pornographie ” de Witold GOMBROWICZ, pourra alors se targuer, en toute légitimité et bien malgré moi, d’avoir fait mon éducation culturelle).

Lors d’une de ces conférences, et afin d’illustrer son propos, il raconta cette histoire : un hommme vivait dans une forêt et répétait jour et nuit ” Je suis le Bienheureux ” (shivoham). Un jour un tigre se jeta sur lui et l’emporta pour le dévorer ; des gens qui étaient séparés de lui par un fleuve, virent la scène ; ils l’entendirent qui continuait à répéter, tant qu’ili lui restait du souffle : shivoham“, même dans la gueule du tigre.
Si mon néo-cortex comprend l’enseignement que contient ce récit, je doute que mon mammifère, qui, même si j’en conviens, est séduit pour partie par cette morale, l’épouse en totalité…
Peut-être ne je suis pas encore prêt (mais qui est ” je ” ?)… Sans doute, ne le serais-je jamais…

Bref, je crains que le jour où un Rottweiler me trouve à son goût, mes cerveaux mammifères et reptiliens ne s’entendent (et selon la théorie de Paul McLean, ils s’entendent effectivement, en tout cas plus qu’ils n’écoutent leur comparse ” intellectuel) pour mettre en application pratique cet autre enseignement que la tradition prête au Roi de France Louis XVI, lors du célèbre épisode de Varennes, et auquel elle donne la formulation suivante : ” Courage, fuyons ! “.

Shadow District

Mardi 4 décembre 2007

Salut Blougoudou(te) (ouais, j’y avais pas encore songé, mais un féminin ça l’fait) !

Je ne sais pas si tu as vu, mais ça fait quelques jours (voire quelques semaines) que dans la catégorie ” BD “, il y a une nouvelle section, intitulée ” Shadow District ” ; là tu peux y trouver quelques planches d’une série au titre éponyme.
Cette série, elle est le fruit d’une rencontre, celle de ton hôte et d’un certain Julien DELMAIRE.
Bon, Blougoudou, si tu connais pas le sieur DELMAIRE, disons pour faire court que c’est un des tous premiers à avoir embrassé le mouvement Slam/ Spoken Word, et qu’il est devenu aujourd’hui un de ses fers de lance. Mais bon, pour être honnête, ce n’est là que l’une des facettes de cet artiste touche à tout, talentueux et engagé.

Quelle rencontre, qu’en j’y pense ! Elle aurait pu très bien ne jamais se produire ! Certains auraient parlé du signe du destin, de Mektoub peut être, d’autres y auraient vu une synchronicité, d’autres encore, plus nombreux sans doute, en auraient appelé aux dieux de la probabilité.
Comment dire ? Le Delmaire, je le connaissais de longue date (on avait usé nos kimonos sur le même tapis, enfin, sans tapi). Mais j’avais jamais chopé ni son adresse, ni son numéro de téléphone. J’savais juste qu’il était étudiant dans une fac’ que je connaissais (un peu).

Pour tout dire, on s’était côtoyé que durant une année. Un soir, après l’entraînement, j’avais ramené quelques dessins et BD que j’faisais à l’époque (du bien cul et du bien violent). J’me souviens que j’avais fait fureur parce que je dessinais, de manière réaliste, les membres virils en érection (!)
Bref, par la suite pour des raisons professionnelles, j’ai été amené à bouger. Deux ou trois ans après, j’quitte mon boulot et j’décide de m’jeter à corps perdu dans la BD. Mais y’a un hic : les scénar’ c’est pas mon truc…
Alors j’repense à mon pote Juju. Mais comme j’te l’ai dit plus haut, hé ! j’savais pas comment le joindre, sauf cette fac’… Mais bon, avec le temps, comment savoir s’il y serait encore ?

Ouais… Bah, il y était… J’étais dans un couloir, assis sur un banc devant une machine à café… Et puis il est arrivé… il allait prendre un café, tiens !… et il m’a capté… et Shadow District allait pas tarder à arriver…

(à suivre)