Arabesques

” Le fond dans la forme ”

Blougoudou(te), si tu viens à t’échouer sur les rives de ce bloug, (ce que je me souhaite), peut-être sera ce à cause de l’ode à la féminité, qui à l’égal du chant des sirènes, t’auras attiré(e) jusqu’en ces lieux.
Mais ici, les Sirènes (elles se nomment Arabesques) ne désirent pas tant ta perte que ton… éveil… (encore que les deux termes ne soient pas aussi antithétiques qu’il y paraît au premier abord, surtout pour des penseurs non dualistes).

Pour moi la Femme est Forme. Je crois qu’elle illustre parfaitement la notion de Mâyâ. Comme la Mâyâ, elle exhorte les sens à se tourner vers l’extérieur. Mais, m’inscrivant dans une veine plus tantrique que védantique, c’est dans la contemplation de la Shakti dansante, dans une union sublimée avec elle, que la libération de l’âme s’effectue.

Subjugué, captivé, d’abord par le corps, l’oeil épouse ses lignes, jusqu’aux cheveux, où là, le Sens prend forme (!), dans la Ligne (El Khatt), et se révèle, plus par les lettres, leur forme, que dans le langage écrit, qu’elles seraient censées, en priorité, constituer.

Le fond dans la forme…

Voici donc, parmi quelques Arabesques, tout d’abord Persane

 Dans ses cheveux, un extrait d’un poème de Safiou El Din El Hili (1277-1339)

 Et voici Shakti

 Dans ses cheveux ? des signes issus tant du sanskrit que du khatt ( ” l’art de la ligne “, la calligraphie arabe). Le sens ? épouse de l’oeil les courbes, les formes, les lignes, et, peut-être alors, tu le découvriras…

Un commentaire pour “Arabesques”

  1. Romook dit :

    J’aime beaucoup tes femmes… :twisted:

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