Par une journée ensoleillée…
Soleil d’un matin… Un père promenant son chien, sa fille le sien… Séparés puis rejoints…
Elle lui tend ses petits doigts, la paume du papa s’offre… elle s’y love, il la retient…
Le bus, qui croit me transporter, tourne au coin…
… Le revoilà, mastodonte indolent sous l’astre déclinant… Immobilisé près d’une école hémophile… Fin de journée, les gosses à chercher, le gaz des pots à l’arrêt, qui s’échappent, happés par des parents empressés, par des poumons compressés… Klaxons, vrombissements, une voiture est mal garée… Chauffeur et passagers, trépignent, jacassent, gesticulent… Le soleil donne (du plomb aux indigents) – Non ! il est interdit de donner à manger… Un père sort, hagard, promenant ses bambins hébétés… Soleil éclipsé : à peine dégueulés, aussitôt avalés… Par cette auto si mal garée, qui barre la route au pachyderme irrité ; ce père qui le devient… Qui montre les crocs, bombe le torse, serre les poings… Pauvres petites pognes délaissées… Gueules bouffies d’orgueil, qui font mine de, quand mines et menottes font les bouffonnes de l’oubli… Il rugit, trois p’tits cris, et puis s’enfuit…
Arrêt… Descente… Enfin à la maison… A l’ombre… Dans le salon, une impression, diffuse… Il fut une étreinte, toute de velours griffu… Au sol, sous la table, un oisillon… Bientôt sous la terre… Dans une alcôve, creusée exprès… J’ouvre mes mains… Pour t’emmener et t’y déposer…
15 juillet 2011 à 20:25
Joli !