Archive pour la catégorie ‘me, myself and I’

Il arrive… Bientôt…

Samedi 10 avril 2010

Régliss’Cat

Mercredi 23 septembre 2009

Exit Aldo et Boldo, place à Régliss’Cat.

Pour différentes raisons, je n’arrivais plus à dessiner les histoires des deux pignoufs sus nommés.

Mais l’envie de faire de la BD comique et sans prétention persistait, alors ça a donné Régliss’Cat, que vous pouvez lire ici (je remercie encore une fois les membres de Kappachan pour avoir mis en ligne cette nouvelle série sur leur blog).

Les petits tracas de Petit Sâdhaka (I)

Jeudi 27 août 2009

 « … Ai-je pris les clés ? ! » se demanda Petit Sâdhaka, quelque peu alarmé, alors que la porte d’entrée venait de se refermer brusquement derrière lui.

« Hélas, non » se dit-il, en se palpant fébrilement, sentant intuitivement la difficulté qui se présageait.

Dans un éclair de pensée fulgurant - c’est vrai, il aurait pu l’avoir avant - Petit Sâdhaka prend clairement conscience du tragique - ou du comique, c’est selon le point de vue - de la situation : enfermé dehors ! Voilà ce qu’il était - en plus d’avoir l’air con ! Il ne pouvait pas rouvrir cette fichue porte étant donné qu’il ne s’agissait pas d’une clinche avec poignet, mais d’un taquet coulissant sur ressort. Bref, le genre de porte que quand c’est bloqué, c’est bloqué ; le genre de porte où faut toujours avoir les clés sur soi (mais voilà là, j’les avais pas sur moi, aurait-on pu entonner un peu à la manière de Kool Shen) seulement lui, le Kool Shen là il avait eu la chance d’aller au commissariat, où là on lui avait mis la fièvre ! Mais Petit Sâdhaka, lui, tout seul dans la rue, par ce début de radieuse mais néanmoins hivernale soirée de la Saint-Valentin, il se pelait les miches dans son kimono ! Ses panards n’étaient pas mieux logés, des tongues pourries faisant office de chaussures ! La fièvre, c’est la crève qui allait la lui mettre !

Choses inanimées, avez-vous donc une âme ? En tout cas, Petit Sâdhaka, lui, n’avait pas beaucoup d’esprit. Et tout çà à cause d’un empressement injustifié : pensez-donc, Petit Sâdhaka voulait à tout prix s’assurer que le code qu’il avait pu dégotter dans ses papiers allait lui permettre de faire fonctionner à nouveau son auto-radio, bloqué depuis le changement de batterie de sa bagnole ! On l’aura saisi : l’affaire était d’une importance capitale, voire vitale ! D’une ampleur telle qu’elle justifiait qu’on sortît sans ses clés (et dans un accoutrement de piètre allure) ! Alors, on peut le dire tous en choeurs : LA HONTE ! (Mais Petit Sâdhaka, est, il faut bien le dire, coutumier du fait).

L’instant de stupeur passé, Petit Sâdhaka s’est vite ressaisi. En bon aspirant yogi, il se devait de ne pas céder à la panique.

I.2 Yoga cittavritti nirodha : le yoga c’est l’arrêt des fluctuations de la conscience.

Raisonnablement, il commença par répertorier les solutions concrètement faisables. Ah c’est que Petit Sâdhaka sait être pragmatique quand il faut l’être ! Petit Sâdhaka n’oublie pas qu’il n’est pas - encore - un pur esprit ; d’ailleurs - mais il ne le sait pas encore - la chair allait cruellement le lui rappeler.

Première idée : filer sur le lieu de travail pour récupérer le double des clés. Problème : si les portes de l’endroit étaient elles aussi fermées - c’était un samedi, à 19H00 ? Il se dit qu’il aura bien un peu de chance - mais, il ne le sait pas encore, ce soir-là, il n’en aura pas - et qu’il y aura bien un allumé du boulot qui s’y trouvera encore ou qui sera passé par là et aura oublié de refermer les portes à clés.

Il opta rapidement pour cette solution et se rendit donc à l’endroit sus nommé… Où il trouva portes closes, complètement closes. Glucose. Petit Sâdhaka, lui, était complètement glucose.

Pas encore abattu, même si un certain agacement commençait à se faire sentir, Petit Sâdhaka se rabatta sur sa deuxième carte, laquelle consistait tout bonnement à… demander l’aide d’autrui !… Et dire que Petit Sâdhaka, adepte du Yoga, cherche l’illumination… La route sera, à n’en pas douter, longue. Hé ! C’est déjà pas une lumière !

Demander le secours à quelqu’un donc.  La belle affaire ! Jadis, l’être humain en dehors de sa communauté (tribu, famille, etc.) n’existait pas ; l’individu en tant que tel, ne signifiait rien. Aujourd’hui, en dépit de notre individualisme forcené, et bien c’est pareil ! La technique, qui devait soit-disant contribuer à nous apporter plus de liberté, à nous rendre plus autonome les uns à l’égard des autres, n’a fait qu’accroître et la servitude, et l’étendue de la communauté ; ainsi, aujourd’hui, sans ton portable, t’es plus rien ! Or - et les fidèles lecteurs de ce blog (il doit bien y avoir quand même) le savent - son auteur exècre le portable ! Petit Sâdhaka - pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, l’histoire qui vous est contée est autobiographique - en a bien un mais ne m’en sert pas. A tel point, que Petit Sâdhaka a pris l’habitude de le laisser chez lui - et oui, comment faire d’un mobile un fixe, pas mal hein ! Ce ne sont qu’en de très rares occasions que Petit Sâdhaka s’en trouve muni. Et le hasard - ou la probabilité (pour les plus scientifiques) - voulût que ce soir-là, pareille occasion ne se produise pas. De toute façon, comme tout le monde le sait, le kimono étant aussi réputé pour la multitude de ses poches que le baggy (le sac à patates comme on dit dans l’coin) l’est pour la rareté de ses plis, il eût été très hypothétique que Petit Sâdhaka, ainsi vêtu, en soit pourvu  - à moins de se l’être carré dans le fion, méthode quelque peu abrupte on en conviendra, et dont Petit Sâdhaka ne semble guère friand (quoiqu’il se soit déjà fait enculer en achetant son portable) !

Bref, à moins d’un pigeon voyageur dans les environs, c’était pas gagné ! Mais Petit Sâdhaka, se souvenant des ces vieux films policiers des années cinquante (?), se dit qu’il pourrait trouver un téléphone dans un bistrot de quartier. Cela dit, Petit Sâdhaka, faudra bien qu’il se fasse une raison à un moment ou à un autre : c’est pas sa soirée. D’abord, de cafés ouverts à cette heure avancée, il n’y en avait pas légion  ; et puis de cafés, dans ce quartier, il faut bien le dire aussi, il n’y en avait déjà pas beaucoup non plus. Enfin, dans le seul qu’il finit par trouver, au hasard de ses déambulations (pitoyable qu’il était dans sa tenue de mauvais acteur de films d’arts martiaux fauchés), il n’y avait bien entendu - au risque d’éventer un suspens éventuel - aucun téléphone !

Pour autant, même en ces temps sombres du Kali Yuga,  empathie et altruisme n’avaient pas encore définitivement déserté les contrées de notre triste monde ; et il n’était pas dit que Petit Sâdhaka ne recevrait l’aide de personne ; ainsi une âme charitable, amarrée à un comptoir d’infortune, offrit à Petit Sâdhaka d’user de son… portable ! Ce que ce dernier s’empressa de faire.

Petit Sâdhaka tâcha alors dans un premier temps d’appeler l’un ou l’autre de ses collègues ; qui auraient pu lui ouvrir les portes de l’immeuble ; mais de collègues il ne trouva point - putain de soirée de Saint-Valentin ! Il pensa alors à un proche qui aurait pu l’héberger pour la nuit ; mais de proche il ne trouva point -  putain de soirée de Saint-Valentin !

Il songea alors à un serrurier ; ok, ok, c’est clair, c’est pas vraiment pas donné, même pas donné du tout, surtout un jour pareil et à une heure pareille, mais bon, la solution se dessinait de plus en plus comme l’ultime recours… Mais - allez, tous en choeurs - de serrurier il ne trouva point : putain de soirée de Saint-Valentin !

Et Mr Manatane de dire :

” Alors, que faire ? ”

” Il ne faut jamais, ô grand jamais, oublier les sûtras si patiemment apprises “…

Mais Petit Sâdhaka commençait plutôt à se dire que le sort s’acharnait contre lui : voulait-on qu’il dormît dehors cette nuit-là ? Etait-il écrit dans quelques lignes d’un livre sacré que Petit Sâdhaka devait payer de la sorte sa légèreté ? Devait-il être condamné à subir un si funeste sort ?

Ahlalà, Petit Sâdhaka… Petit Pashû va ! Oui, d’accord, c’est vrai. C’est vrai : tu travailles assidûment tes asânas, tu apprends patiemment tes sûtras ! Mais vois, vois le résultat : tu ne fais pas mieux qu’un indiviu lambda  ! Petit Sâdhaka, comme tout pashû, tu cherches un bouc émissaire, et comme tu n’en as pas sous la main, tu vas s’en inventer un : tu vas le nommer pour mieux tenter de le maîtriser, (tu l’appelleras Dieu, fatalité, destin, démons, etc.) puis tu vas l’accabler de tous les maux ! Oh, c’est vrai, ça soulage un peu, sur le moment, mais ça ne résoud finalement pas grand chose…

Petit Sâdhaka ne s’en rendait pas compte, mais il commençait petit à petit, doucement mais sûrement, à s’abandonner aux fluctuations de sa pensée, à faire le jeu des Klesa. Face aux nombreux obstacles rencontrés, sa pensée s’agitait… Et ça, ça n’allait pas arranger ses affaires !

I. 31 Duhkha daurmanasya angamejayatva  svâsaprasvâsâh viksepa sahabhuvah : la tristesse, le désespoir, l’agitation physique et une respiration désordonnée sont des des distractions supplémentaires pour la conscience.

(A suivre…)

N.B.  : les aphorismes en sanskrit phonétique et leur traduction sont issues de l’ouvrage de B.K.S YENGAR, ” Lumière sur les Yoga Sûtra de Patanjali “, paru aux éditions Buchet/Chastel.

Pouce !

Samedi 22 août 2009

Le Nainnuque, c’est comme le Géant Vert, en plus petit mais avec une grosse bite…

Nainnuque : la saga continue…

Dimanche 16 août 2009

 quelques travaux préparatoire juste pour toi, lecteurounichou…

Chez toi, bientôt, une nouvelle BD : le Nainnuque revient, plus fort, plus grand (euh), plus beau (là, y’a du boulot…)

On enlève la culotte !

Mercredi 15 juillet 2009

Bon, bah comme y’a pus beaucoup de passage sur mon bloug (d’aucuns me rétorqueront spontanément qu’il me suffit de l’alimenter régulièrement pour que l’objet de cet amer constat disparaisse) j’me suis dit, j’vas frapper un grand coup !

Ah ouais, attention là, l’Tougoudou i’ rigole pus ! Ah ouais, maintenant c’est du cul, à fond les balloches ! Et double ration pour les gourmand(e)s !

Alors j’commence par cette créature un peu zarb’ , qui a surgi, comme le génie de la lampe, en frottant la mine d’min crayon usé sur un bout d’feuille encore plus usée, lors d’une séance de dédicaces au festival d’Amiens : je veux parler du Nainnuque, que vous pouvez contempler là, juste en dessous :

 

 

Nainnuque ? Mais pourquoi donc ? Regardez bien, et vous comprendrez l’origine du néologisme qui lui sert de dénomination.

Bon, toujours sur le même plan, mais dans un autre registre, une ‘tiote Arabesque (ça faisait longtemps, non ?) : Karima (là y’a pas d’néologisme mais rien n’vous empêche de bien regarder - comme dirait Jamel Debbouze : ça m’sexcite !).

Les aventures contemplatives et introspectives de Gayong, le dernier des Orang Outan - épisode I : Rencontre

Lundi 20 avril 2009

Cette oeuvre vous a été présentée avec l’aimable autorisation de l’équipe dirigeante du fanzine Bahniwé, dans le numéro 17 duquel elle est (normalement, enfin, si tout va bien) destinée à paraître (donc sous forme papier en format A4, ce qui est quand même hach’ment mieux, on en conviendra, que cette présentation virtuelle).

L’ Orang outan, ce frère qui souffre tant…

Lundi 23 février 2009

Ca faisait déjà un bon moment que je voulais publier un billet consacré à mes p’tits chouchous : les orang outan.

Comme j’ai enfin trouvé un p’tit scénar’ me permettant de mettre en scène un orang outan dans son cadre naturel, j’me suis dit que c’était l’occasion de présenter quelques travaux réalisés sur le sujet.

Je ne sais pas d’où vient mon attachement et depuis quand ça remonte. Du plus loin que je me souvienne, je crois que j’ai toujours été subjugué par le visage du mâle dominant.

Mais je me suis devenu vraiment fana de l’orang outan après la lecture d’une légende indonésienne, la Princesse Pourbasari - on peut la retrouver dans la collection des contes - naguère - publiée par les éditions Gründ.

J’ai eu la chance de les voir évoluer dans leur milieu naturel (la jungle tropicale du sud-est asiatique) ; ça restera pour moi un moment merveilleux, empli de magie - souvent, j’ai envie d’en parler comme d’une expérience d’ordre mystique, et à croire l’ouvrage Souvenirs d’Eden de la célèbre primatologue Biruté GALDIKAS, ça n’aurait rien d’étonnant.

Malheureusement, notre civilisation engagée dans la voie du désenchantement, de la désincarnation, détruit, plus ou moins consciemment, tout ce qui est ou évoque le vivant ; dont un de ces plus beaux représentants : l’Orang outan.

Si vous voulez en savoir plus sur cet être magnifique - et l’aider - je vous invite à visiter le site de l’organisation de Biruté GALDIKAS : http://www.orangutan.org/

Shivoham

Lundi 2 février 2009

Ci-dessous, quelques extraits, planches en cours et autres croquis réalisés dans le cadre de la BD que je destine au prochain numéro du fanzine BAHNIWE, et que j’ai intitulée ” Shivoham “.

Je préfère pour l’instant ne pas dévoiler la trame de l’histoire et attendre pour cela, que la plupart de mes planches soient bien avancées. Cela étant, je pense les extraits proposés permettent déjà de se faire une petite idée…

Rêves d’adulte

Lundi 2 février 2009

Bon, c’est bien de disserter sur le monde, c’est mieux de l’illustrer (enfin, c’est mon point de vue).

Alors que dans un billet récent, il était question de la nécessité pour l’être humain de devenir enfin ” adulte “, voici quelques travaux tirés d’un projet de BD scénarisé par Mister LANCE STRAPONTIN, dont le titre (peut-être provisoire) est ” rêves d’adulte ” et dont les idées sous-jacentes font écho à celles exprimées dans le billet en question.

P.S. : pour voir ces travaux un peu plus en détail, vous pouvez utilement vous reporter à la catégorie répertoriée sous le même nom dans mon bloug.